Sommaire
Commentaire de Matthieu

Au temps du roi Hérode
est venu le vrai Roi

Pourquoi la naissance du Christ n’est-elle pas un événement romantique ?  |  Matthieu 2  |  Pasteur David Jang

La Nativité ne s’explique pas seulement par des lumières chaleureuses et une musique paisible. Matthieu 2 situe la naissance de Jésus-Christ sous le règne brutal d’Hérode, dans une Jérusalem saisie de peur, sur la route de l’exil d’une famille et au milieu des lamentations de Bethléem. Au cœur de cette sombre histoire est venu non pas un roi qui arrache le pouvoir, mais le vrai Roi qui s’abaisse pour donner la vie.

La naissance du Christ dont témoigne Matthieu 2 n’est pas un récit romantique détaché du réel, mais l’événement de l’Incarnation : Dieu est entré dans une histoire dominée par la violence et la peur. Si Hérode est un faux roi qui cherche à tuer pour conserver le pouvoir, Jésus-Christ est le vrai Roi qui s’abaisse pour donner la vie.

Introduction : ne supprimons pas l’arrière-plan de la Nativité

On romantise facilement la Nativité. La lumière des étoiles, les anges, l’enfant, les cadeaux et une musique paisible composent une seule scène. Certes, la Nativité est porteuse de joie. Mais pour comprendre justement cette joie, il faut aussi regarder les ténèbres que les Évangiles nous montrent délibérément. La lumière ne brille pas parce que les ténèbres sont absentes, mais parce qu’elles ne peuvent l’engloutir.

Matthieu 2 n’habille pas la naissance du Christ comme un conte. Sa première phrase commence par « au temps du roi Hérode ». L’évangéliste ne dit pas seulement où l’enfant est né ; il indique d’abord qui détenait le pouvoir. Ce n’est pas une simple indication chronologique. C’est une déclaration théologique : dès l’origine, la royauté de Jésus et celle d’Hérode entrent en conflit.

Méditer la Nativité ne consiste donc pas à oublier un instant la réalité. Il s’agit au contraire de regarder honnêtement un monde dominé par le péché, la violence, le mensonge et la peur, et de voir comment Dieu y est entré. La Nativité n’est pas une fuite hors du réel, mais l’intervention de Dieu dans le réel.

Le mouvement du récit : ceux qui cherchent le Roi et ceux qui veulent le tuer

Matthieu 2 n’est pas un récit immobile. Les mages vont de l’Orient à Jérusalem, puis à Bethléem. Joseph et Marie fuient de Bethléem en Égypte ; après la mort d’Hérode, ils reviennent en Israël et s’établissent à Nazareth. Ces déplacements répétés montrent que l’histoire du salut n’est pas une ligne droite, sûre et simple, mais un chemin d’obéissance qui se poursuit en changeant de direction sous la conduite de Dieu.

Le texte présente aussi trois oppositions nettes. D’abord Hérode et Jésus, c’est-à-dire le faux roi et le vrai Roi. Ensuite les chefs religieux qui connaissent la prophétie sans se mettre en route, et les mages qui ont parcouru un long chemin en suivant la lumière partielle qui leur avait été donnée. Enfin la violence qui veut tuer l’enfant et l’obéissance de ceux qui partent en pleine nuit pour lui sauver la vie.

Le Christ n’est pas venu une fois les ténèbres dissipées ; il est venu pour les dévoiler et les vaincre.

En gardant cette structure à l’esprit, le message de Matthieu 2 devient clair. Devant sa venue, le cœur humain ne reste pas neutre. Les uns adorent, d’autres s’agitent, certains cherchent à tuer, et d’autres se mettent aussitôt en mouvement pour protéger la vie.

Ainsi, en lisant ce chapitre, nous ne pouvons pas nous contenter de juger les personnages de l’époque. Nous devons nous demander de quel côté nous nous tenons. Partons-nous à la recherche du vrai Roi ? Sommes-nous anxieux de préserver la place que nous possédons déjà ? Connaissons-nous seulement la Parole, ou changeons-nous réellement de direction selon elle ? Matthieu 2 place le lecteur devant ce choix.

01« Au temps du roi Hérode » : une époque dominée par un faux roi

Hérode le Grand était un roi politique qui gouvernait la Judée avec l’appui de Rome. Il a laissé le souvenir de constructions somptueuses et de ses talents de gouvernant, mais aussi celui d’un souverain cruel qui éliminait proches et adversaires pour conserver le pouvoir. Son trône paraissait stable ; en réalité, il reposait sur l’inquiétude et la terreur.

C’est précisément alors que Jésus est né. Le monde appelait Hérode « roi », mais le ciel en envoya un autre. Hérode possédait beaucoup, pourtant il vivait dans la peur de perdre sa place. Jésus est venu sans rien posséder, mais sa royauté ne pouvait lui être arrachée.

Par ce contraste, Matthieu demande ce qu’est la véritable royauté. Le roi de ce monde utilise son peuple à son propre profit ; le vrai Roi se donne lui-même pour son peuple. La naissance de Jésus n’annonce pas l’ajout d’un trône, mais la bonne nouvelle que le sens même du mot « roi » est redéfini.

02Bethléem : le chemin du Roi commence dans un lieu modeste

Jésus n’est pas né dans un palais de Jérusalem, mais à Bethléem, petite ville de Judée. Bethléem était la ville natale de David, et le prophète Michée l’avait annoncée comme le lieu d’où sortirait celui qui gouvernerait Israël.

« Et toi, Bethléem Éphrata, petite entre les clans de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël. »

Michée 5:2

L’essentiel est que Dieu n’agit pas seulement par ce qui est grand et prestigieux. Même un lieu qui paraît petit aux yeux des hommes devient le point de départ de l’histoire du salut lorsque la promesse de Dieu s’y accomplit.

Le regard de Matthieu se tourne sans cesse vers ce qui est humble. Le chemin du vrai Roi ne consiste pas à contempler d’en haut ce qui est en bas, mais à descendre lui-même jusque-là. Le Royaume de Dieu ne commence ni par la grandeur ni par la renommée du monde. Il commence en silence, dans un petit lieu porteur de la promesse.

03Les mages et Jérusalem endormie

Les premiers à reconnaître la naissance de Jésus ne furent pas les chefs religieux de Jérusalem, mais des mages venus d’Orient. Ils virent l’étoile, se mirent en route et cherchèrent « le roi des Juifs qui vient de naître ». Les grands prêtres et les scribes, à qui la Parole avait été confiée, savaient indiquer le lieu annoncé par la prophétie, mais ils ne marchèrent pas jusqu’à Bethléem.

Cette scène montre que la connaissance et la foi ne sont pas la même chose. On peut connaître les versets bibliques et donner la bonne réponse, tout en restant immobile devant la Parole. Les mages ne savaient pas tout, mais ils répondirent à la lumière qu’ils avaient reçue.

Une foi éveillée ne s’arrête pas au savoir. Elle écoute la Parole, se met en route et s’abaisse devant le Seigneur qu’elle a trouvé.

04Pourquoi Hérode et tout Jérusalem furent-ils troublés ?

Lorsque les mages annoncèrent la naissance d’un nouveau roi, Hérode et tout Jérusalem furent troublés. Une ville qui attendait le Sauveur aurait dû se réjouir ; sa réaction réelle fut la peur. La venue du vrai Roi dévoile le mensonge de l’ordre établi. Quand la lumière vient, les ténèbres ne peuvent plus cacher qu’elles sont ténèbres.

Pour Hérode, l’expression « roi des Juifs » était une menace politique. Il prétendit vouloir adorer l’enfant, mais projetait en réalité de l’éliminer. Le faux pouvoir peut employer un langage pieux ; en son centre se trouve pourtant l’instinct de conservation.

Rencontrer le vrai Roi, c’est descendre de notre propre trône. La Nativité pose la question : « Qui est réellement roi ? » La foi ne consiste pas seulement à appeler Jésus « Roi » des lèvres, mais à lui remettre le pouvoir de décider de notre vie.

05Le Messie « déjà » venu et ceux qui n’attendaient que le « pas encore »

La tradition juive attendait le Fils de l’homme glorieux montré par Daniel, le Roi venant sur les nuées. Mais Michée avait annoncé que celui qui gouvernerait sortirait de la toute petite Bethléem. L’une des prophéties parle de gloire, l’autre d’un commencement humble. Elles ne se contredisent pas.

« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. »

Daniel 7:13-14

Parce qu’ils attendaient un Messie fort et majestueux, les chefs religieux ne reconnurent pas le Messie né comme un enfant. Dieu accomplit sa promesse, mais d’une manière qui ne correspondait pas à leurs catégories. Ils pensaient : « Il n’est pas encore venu » ; les mages, eux, suivirent le signe qu’« il était déjà venu ».

La gloire du Christ n’est pas une gloire opposée à l’abaissement. Au contraire, la gloire de Dieu s’est manifestée dans le dépouillement du Fils. Le monde appelle gloire le fait de s’élever ; l’Évangile appelle gloire la liberté de s’abaisser par amour.

06L’Incarnation : Dieu est entré dans une réalité marquée par le péché

« Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:14

L’Incarnation ne signifie pas que Dieu a observé de loin la souffrance humaine. Elle signifie que Dieu a revêtu un corps humain et qu’il est entré dans les conditions du temps et de l’espace, de la pauvreté et du danger, des larmes et de la mort.

Nous prions pour être délivrés d’une réalité douloureuse. Mais l’Évangile ne commence pas par notre montée vers le ciel ; il commence par la descente du Fils de Dieu sur la terre. Dieu n’a pas abandonné le monde pécheur.

Philippiens 2 témoigne que le Christ s’est dépouillé lui-même, a pris la forme d’un serviteur et est devenu semblable aux hommes (Ph 2:5-8). La Nativité et la croix appartiennent au même chemin. L’abaissement de Bethléem conduit à l’obéissance du Golgotha.

07L’or, l’encens et la myrrhe : l’adoration de ceux qui ont reconnu le vrai Roi

Les mages virent l’enfant avec sa mère, se prosternèrent pour l’adorer, puis ouvrirent leurs trésors et lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe (Mt 2:11). Leur voyage ne s’acheva pas par une simple curiosité. La découverte conduisit à l’adoration, et l’adoration à l’engagement de donner ce qu’ils estimaient précieux.

La découverte conduisit à l’adoration, et l’adoration à l’engagement de donner ce qu’ils estimaient précieux.

Depuis longtemps, l’Église médite l’or comme signe de la royauté, l’encens comme signe de l’adoration et de la divinité, et la myrrhe comme signe de la souffrance et de la mort. Parce que la myrrhe servait aux funérailles et aux parfums funéraires, elle suggère que le chemin de l’enfant Jésus s’oriente déjà vers le don de soi.

Ce qui compte n’est pas le prix des présents, mais le cœur de ceux qui les offrent. Les mages trouvèrent dans une petite maison le Roi qu’ils n’avaient pas trouvé à la cour d’Hérode, et ils répondirent non à l’apparence, mais au signe de Dieu. La véritable adoration reconnaît la gloire de Dieu dans le Christ abaissé et lui offre notre vie.

08Ceux qui repartirent par un autre chemin : l’obéissance change la direction

Avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, les mages regagnèrent leur pays par un autre chemin. Ils placèrent la Parole de Dieu au-dessus de l’ordre du roi. Après avoir rencontré Jésus, ils ne s’obstinèrent pas à reprendre l’ancienne route. La preuve que leur adoration était véritable apparut dans le changement de leur itinéraire de retour.

L’Évangile change la direction d’une vie. L’autre chemin n’est pas une rébellion irréfléchie, mais une obéissance discernée. Les mages agirent non selon leurs émotions, mais selon l’instruction reçue de Dieu. Lorsque la voie exigée par la puissance du monde entre en conflit avec celle qu’indique la Parole de Dieu, la foi décide quelle voix elle reconnaîtra comme autorité ultime.

09« Fuis en Égypte » : le premier chemin de la Nativité fut celui de l’exil

Après le départ des mages, un ange du Seigneur avertit Joseph qu’Hérode voulait tuer l’enfant et lui ordonna de fuir en Égypte. Joseph se leva de nuit, prit l’enfant et Marie, et partit. Le premier voyage de la Nativité ne fut pas une marche triomphale vers un palais, mais une fuite qui franchissait une frontière pour préserver la vie.

Cette scène rend encore plus manifeste la réalité de l’Incarnation. Le Fils de Dieu devint un enfant contraint de fuir la violence, et Joseph et Marie une famille réfugiée appelée à vivre sur une terre étrangère. Dieu n’ignore ni l’angoisse humaine ni la migration, ni l’exil ni la peur de survivre.

Dieu indiqua le chemin dans un rêve, et Joseph se mit en mouvement sans tarder. La foi consiste à reconnaître le danger tout en faisant confiance à la conduite de Dieu et en agissant de manière responsable.

10Les lamentations de Rachel : les larmes à l’arrière-plan de la Nativité

Comprenant que les mages l’avaient trompé, Hérode entra dans une grande colère et fit tuer les petits garçons de Bethléem et de ses environs. Matthieu relie cette tragédie à la parole de Jérémie où Rachel pleure ses enfants perdus (Jr 31:15).

« Une voix se fait entendre à Rama, des lamentations et des pleurs amers ; Rachel pleure ses enfants et refuse d’être consolée, car ils ne sont plus. »

Jérémie 31:15

Si l’on retire cette scène, la Nativité devient une décoration coupée du réel. L’Évangile ne cache pas la réalité du mal. La fausse royauté attaque les vies les plus fragiles pour se protéger elle-même.

Mais Matthieu ne dit pas que les lamentations auront le dernier mot. Le contexte plus large de Jérémie 31 porte l’espérance du retour d’exil, de la restauration et de la nouvelle alliance. L’espérance de la Nativité n’est pas une consolation à bon marché qui nie la tristesse ; elle est la promesse que Dieu entre dans cette tristesse et brisera finalement le pouvoir de la mort.

11Le faux roi a peur ; le vrai Roi se donne lui-même

La tension de Matthieu 2 atteint son sommet dans la différence entre les deux rois. Hérode craignait l’apparition du véritable Roi, car il s’accrochait comme à son bien propre à une autorité empruntée. Lorsque le véritable propriétaire paraît, ce qu’il prétend posséder est dévoilé comme illégitime.

La royauté de Jésus est tout l’inverse. Jésus n’a pas sacrifié les autres pour se préserver ; il s’est sacrifié lui-même pour leur donner la vie. La royauté d’Hérode imposait le silence par l’épée, celle de Jésus suscite par l’amour une obéissance libre.

La royauté d’Hérode imposait le silence par l’épée, celle de Jésus suscite par l’amour une obéissance libre.

Il peut aussi y avoir en nous un trône d’Hérode. Recevoir le Christ comme Roi, c’est descendre de ce trône et suivre le chemin de Jésus, qui donne la vie, sert et se donne.

12Vers Nazareth : l’histoire du salut se poursuit dans l’humilité

Après la mort d’Hérode, Joseph revint au pays d’Israël. Mais apprenant qu’Archélaüs, fils d’Hérode, régnait sur la Judée, il se dirigea vers la Galilée. La famille s’établit à Nazareth, où Jésus grandit.

Nazareth n’était pas une ville particulièrement remarquée. On pouvait même demander : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » (Jn 1:46). Pourtant, durant de longues années invisibles, Dieu y préparait son Fils.

L’histoire du salut ne se déroule pas toujours sous les yeux du public. La volonté de Dieu grandit aussi dans l’obéissance cachée, le quotidien ordinaire et le temps long de la persévérance.

Matthieu 2 emploie à plusieurs reprises l’expression « afin que s’accomplisse ». Malgré le mal humain, les détours inattendus, la fuite et le retour, la promesse de Dieu ne s’est pas interrompue. Dieu accomplit sa promesse même sur des chemins sinueux et fait pousser une branche de vie dans les lieux humbles.

Mise en pratique aujourd’hui
01

Restons spirituellement éveillés. Comme les chefs qui connaissaient la prophétie sans se mettre en mouvement, la familiarité religieuse peut nous rendre insensibles. La Parole n’est pas un bien que nous possédons, mais la voix de Dieu qui nous réveille et nous met en route.

02

Changeons notre manière d’évaluer la royauté. Le monde appelle grand celui qui est plus haut, plus fort et possède davantage. Mais Dieu a établi comme vrai Roi celui qui se dépouille, s’abaisse et donne la vie.

03

Tenons-nous auprès des vies les plus fragiles. La foi qui adore le Christ ne détourne pas le regard de ceux qui souffrent. Protéger et prendre soin de ceux qui ont perdu la sécurité et de ceux que le pouvoir sacrifie, c’est suivre le Roi qui s’est abaissé.

04

Ayons le courage de choisir un autre chemin selon la Parole de Dieu. Le chemin de celui qui a rencontré Jésus ne peut rester le même. Lorsque la voie exigée par la puissance du monde entre en conflit avec celle qu’indique la Parole de Dieu, la foi tranche.

Conclusion

Plus les ténèbres s’épaississent, plus la lumière du vrai Roi devient manifeste

La naissance du Christ n’a pas eu lieu après la disparition du péché. Elle s’est produite au cœur d’une histoire saturée de péché. La violence d’Hérode, le trouble de Jérusalem, le silence des chefs religieux, la route de l’exil et la mort des enfants en forment l’arrière-plan. C’est dans cette réalité même que Dieu a envoyé son Fils.

La joie de la Nativité n’est donc pas un sentiment qui nous fait oublier le réel. Elle naît de ce que Dieu n’a pas abandonné cette réalité. À une époque où le faux roi tuait pour conserver son pouvoir, le vrai Roi est venu se donner lui-même afin de faire vivre. Son abaissement est la gloire de Dieu, et son amour le pouvoir qui vainc le monde.

La question qui demeure aujourd’hui est claire. Cherchons-nous, comme Hérode, à conserver notre trône, ou nous prosternons-nous, comme les mages, devant le vrai Roi ? Restons-nous à Jérusalem, connaissant la Parole sans bouger, ou allons-nous à Bethléem en suivant le signe de Dieu ?

La Nativité nous appelle à reconnaître le vrai Roi, puis à suivre son chemin en nous abaissant, en servant et en donnant la vie.
Questions fréquentes

Questions fréquentes (FAQ)

Pourquoi Matthieu 2 commence-t-il par les mots « au temps du roi Hérode » ?

Pour montrer que la naissance de Jésus n’est pas un mythe abstrait, mais un événement survenu dans une situation politique et historique précise. Matthieu met en même temps en contraste Hérode, le faux roi, et Jésus, le vrai Roi. Hérode menace la vie pour conserver son pouvoir ; Jésus se donne lui-même pour donner la vie.

Qui sont les mages et pourquoi sont-ils importants dans Matthieu 2 ?

Les mages sont généralement compris comme des sages non juifs qui étudiaient les astres. Ils reconnurent la naissance de Jésus avant les chefs religieux juifs, se mirent en route et l’adorèrent. Ce contraste montre que, plus que la lignée ou la possession du savoir, ce qui compte est une foi qui répond à la lumière reçue et obéit concrètement.

Que signifie la naissance de Jésus à Bethléem ?

Bethléem est la ville natale de David et la petite ville annoncée en Michée 5:2 comme le lieu d’où sortirait celui qui gouvernerait. La naissance de Jésus à Bethléem relie la lignée de David à la promesse messianique et révèle en même temps que Dieu commence le salut non dans ce qui est grand et prestigieux, mais dans un lieu petit et humble.

Que symbolisent l’or, l’encens et la myrrhe ?

La tradition de l’Église médite l’or comme signe de la royauté du Christ, l’encens comme signe de l’adoration et de la divinité, et la myrrhe comme signe de la souffrance et de la mort. L’essentiel est que les mages ont reconnu l’enfant Jésus comme le vrai Roi, se sont prosternés pour l’adorer et lui ont offert ce qu’ils avaient de précieux.

Quel enseignement la fuite en Égypte et la mort des enfants de Bethléem donnent-elles à la foi aujourd’hui ?

L’Évangile n’embellit ni le mal ni la souffrance. Le Fils de Dieu devint un enfant qui dut fuir la violence, et de vraies lamentations retentirent à Bethléem. Cette scène montre que Dieu est entré dans la réalité de ceux qui souffrent ; elle rappelle aussi aux chrétiens leur responsabilité de protéger les vies fragiles et d’obéir promptement à la conduite de Dieu.

À propos de cet article

Ce commentaire a été réorganisé à des fins d’archivage à partir des prédications de David Jang sur l’Évangile selon Matthieu. Il suit fidèlement l’argument central et l’interprétation du texte des sermons d’origine, tout en en structurant le déroulement pour permettre une lecture approfondie en ligne. Le commentaire de Matthieu de David Jang est une série continue, de Matthieu 1 à 28, qui expose l’Écriture chapitre après chapitre et met en lumière la personne et l’œuvre de Jésus-Christ dans le mouvement d’ensemble de l’Évangile.